San Pedro de Atacama est une oasis dans le désert d'Atacama. Vue sur une mappemonde, on peut la localiser très près de la triple frontière entre Bolivie Argentine et Chili. C'est un lieu qui a été habité depuis près de onze mille ans par les indiens atacaméniens (le peuple Lickan Antay), les limites géographiques en sont la Cordillère des Andes à l'Est, la précordillère, dite Cordillère de Domeyko à l'Ouest, et le Salar d'Atacama au sud.
Voici une image obtenue sur http://maps.google.com/ :

C'est mimi comme coin, non ?
A cause de la beauté naturelle du village et de ses environs, c'est un des trois endroits les plus visités du Chili, avec le parc national de Torres del Paine en Patagonie et l'île de Pâques. C'est également une des étapes d'un tour qui débute usuellement à Santiago, à San Pedro, puis au Salar d'Uyuni, le lac Titicaca, et finalement le Machu Pichu au Pérou, le tout avec de multiples variations possibles.
Cette page donne quelques informations, les miennes, et n'engagent que moi.
Liens concernant San Pedro de Atacama :
Un site très complet sur San Pedro
Un autre site tout aussi complet
sur San Pedro 
Les guides touristiques :
Il existe plusieurs guides touristiques qui parlent du Chili. Les guides chiliens sont en espagnol et en anglais, vous les trouverez au Chili (à l'aéroport de Santiago par exemple). Ils sont bien à jour, leurs auteurs venant chaque année. Par exemple turistel et les guides Puelche. Les cartes du guide Turistel sont la référence locale (comme le Michelin en France).
Pour les guides internationaux, la situation est plus aléatoire. Nous sommes témoins du fait que la situation évolue vite, et tel restau ordinaire peut devenir bon, ou l'inverse, idem de nombreux hotels se sont ouverts depuis 2003, et les hotels bien des années 95 font maintenant figure de gouges peu recommandables. Depuis que nous sommes à San Pedro (Mars 2003), nous avons eu la visite des collaborateurs de Footprint (anglais, 2x), le Petit Fûté (2x aussi), Moon Travel Handbook (1x). Jamais vu une personne se présentant d'un autre guide, bien que l'édition 2006 du Routard a été remise à jour et l'on apparaît dedans. On imagine que quelqu'un a du venir, mais de façon anonyme. Les éditions antérieures dataient vraiment et conseillaient des hotels pas trop conseillables. En gros, nous sommes maintenant d'accord sur leurs choix (même si nous nous appellons pas "observacion del cielo austral" mais SPACE, mais bon, on ne va pas chipoter).
Voyager au Chili, et venir à San Pedro :
Le Chili, pour l'avoir visité un peu, et avoir voyagé un peu dans d'autres coins du monde auparavant est un des plus beaux pays au monde. San Pedro est un endroit très visité. Pour cette raison c'est également un endroit plus cher que la moyenne chilienne (je sais de quoi je parle, j'ai du acheter une maison ici...).
LanChile : La compagnie nationale
Sky : Une autre compagnie, souvent moins chère, mais le site web actuel ne permet pas la réservation en ligne, donc sans intérêt.
Actuellement l'aéroport de Calama n'est pas un aéroport international, il vous faut donc arriver de l'étranger via Santiago. Bien que le voyage par avion en lignes intérieures soit grandement préférable compte tenu des distances, il est aussi possible de voyager confortablement en bus, pour beaucoup moins cher mais beaucoup plus de temps ( Il faut 24 heures de bus pour aller de Santiago à San Pedro).... Au Chili, il y a 4 types de bus : Ordinaire (ejecutivo), semi cama (cama veut dire lit, donc sur des sièges qui s'inclinent et permettent de dormir un peu plus confortablement que dans le bus ordinaire), cama (sièges beaucoup plus confortables qu'en semi cama, 3 sièges dans la largeur du bus, comme les sièges de première classe en avion, largement recommandable pour pouvoir passer une nuit dans le bus sans être courbatu le lendemain) et depuis peu, super cama, qui sont des bus à deux étages, l'étage du bas ne contenant que 6 sièges, mais qui s'inclinent à l'horizontale comme un lit. Les prix varient bien sûr d'un type à l'autre, mais la différence de prix est inférieure à la différence de confort. Pour les super camas, il faut vraiment réserver à l'avance. Le prix d'un voyage en super cama n'est vraiment plus loin des tarifs les plus économiques en avion.
On peut venir aussi via le Pérou, mais vu les bonnes relations entre les deux pays :), il faut arriver à l'aéroport de Tacna, puis prendre un taxi jusqu'à Arica (de l'autre côté de la frontière), puis retrouver les lignes chiliennes... pas des plus simples. Il est souvent presque préférable de faire un Lima Santiago puis un Santiago Calama. On peut également venir de Salta (Argentine) directement à San Pedro par bus (Pullman).
Chaque grande ville possède un terminal de bus, avec différentes compagnies assurant les transports du nord au sud.
Pour des questions de qualité générale du service, nous préférons : Tur Bus
Pullmann bus est une autre compagnie recommandable, mais qui ne va que jusqu'à Calama, il faut donc changer de bus pour arriver à San Pedro.
Frontera del Norte (seulement entre Calama et San Pedro) est une petite compagnie qui déssert San Pedro depuis Calama. Ont également des bus pour Toconao et Socaire (moyen économique de visiter ces deux villages typiques). Leurs bus sont plus fréquents, mais pas aussi propres que ceux de Tur Bus... :(
Un truc tout bête, toujours réserver un siège dans la partie avant du bus. Plus loin des toilettes, moins d'odeurs, moins de gens qui passent en vous réveillant la nuit.
Encore un autre, vérifier les jours fériés au Chili avant votre départ, notamment si vous voulez voyager par bus. idem pour les vacances scolaires. Ils ne sont pas aux mêmes dates que les français (on aurait pu s'en douter, vu que nous par exemple on ne célèbre pas la bataille navale d'Iquique, et que eux n'ont pas d'armistice de 18...). Normalement, les bus sont pris d'assauts. Comme dans le sketch de Chevallier et Laspalès, il y en a qui ont essayé, et ils ont eu des problèmes... En gros, tout est réservé au moins une semaine avant, et vous risquez de rester sur place en attendant le lundi suivant par exemple.
Il existe différents services de navettes entre l'aéroport de Calama et San Pedro. Sauf si vous avez à faire à Calama (la ville des trois P : Polvo, Perros y Putas, certainement une des villes les plus moches du Chili) il revient presque au même de prendre ces navettes que le bus de San Pedro à Calama (1300 pesos en ce moment) et de se faire gringoter par un taxi (c'est à dire arnaquer lorsque le taxi voit que vous n'êtes pas d'ici) pour vous amener à l'aéroport (3000 pesos). En règle générale en arrivant d'un long voyage, il vaut mieux ne pas mégoter pour 3 francs 6 sous, et dépenser un peu plus et arriver sans avoir d'attentes inutiles. A vous de voir. Une des adresses de transfer est transfert Licancabur, transferlicancabur-@-terra.cl (enlever les - de chaque côté du @) ou encore 55 33 41 94 ou 99999404. Je ne sais pas s'ils répondent à d'autre chose que les messages en espagnol, mais il faut tenter un message simple genre "reservacion 2 personas - transfer Calama San Pedro, date, heure, et numéro de vol et compagnie aérienne".
Dans San Pedro :
Pour se déplacer dans San Pedro, il existe un certain nombres de taxis, normalement situés sur le parking derrière la feria artisanale. On peut bien sûr louer des vélos, des chevaux, et en cherchant bien (sauf à la haute saison où tout à tendance à être réservé des mois à l'avance) une camionette 2x4 ou 4x4. Mais bon, jamais comme une camionette louée dans une des grandes marques de la location de voiture à Calama (Avis, Hertz, etc...). Si quelque chose se passe, vous avez tout de même plus d'options qu'avec une personne locale, dont vous avez loué l'unique camionette. En conduisant sportivement, on peut presque faire tous les tours autour de San Pedro en voiture normale. Mais avec des chances plus élevées de crever un pneu avec une petite voiture. Une 2x4 semble une alternative utile. Le 4x4 est nettement plus passe partout, et n'est vraiment utile que lorsqu'il pleut, c'est à dire tout de même assez rarement; ou pour aller dans des tours un peu plus extrêmes.
A San Pedro il y a un hôpital de première urgence situé dans la rue Lepaige, au dessus de la place principale. Toconao 7. Tel 85 10 10.
Il y a deux machines bancaires à San Pedro. Une dans notre seule banque, celle de Banco del Estado, située un peu au dessus du musée. Mais cette machine ne prend seulement que les cartes Mastercards et Cirrus (si je ne me trompe pas, tout possesseur d'une carte Visa peut aussi demander une Cirrus avant de partir). Il existe aussi depuis peu une machine compatible toutes cartes dans le bas de la rue Caracoles, un peu en dessous de l'hôtel Puritama. Mais bon il arrive qu'elles soient en panne. Venir toujours avec un peu d'argent liquide. Sinon il y a pléthores de banques et de distributeurs à Calama. Une autre solution est d'aller avec votre carte bleue à l'agence Tur Bus et de proposer aux touristes de payer leur transport avec votre carte bleue de façon à ce qu'ils vous laissent leur liquide. Bien plus rapide que de perdre un jour à Calama.
Il y a plusieurs téléphones publics.
Hotels :
Il y a un choix assez énorme à San Pedro, depuis l'Explora (dans les 500 dollars la nuit par personne, plusieurs nuits au minimum), à des chambres à 3000 pesos par personne, et plusieurs personnes dans la même chambre. Donc difficile d'être exhaustif. Si vous arrivez par bus, vous vous ferez alpaguer à la descente du bus par des gens qui ont des petits hotels, souvent en périphérie de San Pedro. Si on connaît, on trouve des trucs tout aussi bien et moins loin du centre comme des petites pensions sympas à 5000 pesos la nuit, une salle de bain pour deux chambres, avec une petite cuisine pour se faire la tambouille. Par exemple chez la señora Martita ou à l'Elim, sur la rue Palpana (parallèle à Caracoles, au sud). On trouve ensuite des hotels avec salle de bain privée, jusqu'à environ 25000 pesos la chambre. Un petit faible pour Terracota, qui est tout récent, et qui est un des seuls hotels dans cette gamme de prix à avoir le chauffage dans les chambres. En hiver, il fait très froid la nuit à San Pedro. Dans les hôtels plus luxes, le Terrantaï, le Kimal, l'Altiplanico (un peu loin du centre) ou encore l'Hosteria San Pedro. Le restau du Kimal est aussi ouvert au public et est très bon. L'autre solution, est de louer une voiture et de venir chez nous... Nous avons depuis le 1er Octobre 2007 une lodge, dédiée aux astronomes amateurs (locations de télescopes), mais aussi ouverte au public général. Je termine la page web en français ces temps çi (la version anglaise est ici). C'est le coin le plus tranquille de San Pedro, puisqu'en dehors de San Pedro, et avec la plus belle vue sur les volcans de tout ce que vous pourrez trouver ici.
La plupart des hotels acceptent la carte visa. Nous aussi :).
Restaurants :
Il n'y a pas de gastronomie locale au sens atacaménien du terme. La gastronomie chilienne est assez pot au feu et autres soupes, poulet ou poisson frit. Je ne pense pas qu'on vienne au Chili seulement pour la gastronomie. La plupart des restaurants de San Pedro offrent une nourriture de type internationale, avec une qualité qui peut varier d'année en année suivant le chef. En général les restaux de la rue Caracoles sont bien et sans surprises.
Gourmandise :
Depuis quelques années, Carmen, qui travaillait avant à l'hotel Explora a ouvert sa patisserie, "les délices de Carmen" sur la rue Le Paige, entre l'hotel Soncheck et l'hotel Corvatsch. Petites tartes aux pommes, au citron, etc.. on est loin des gateaux chiliens bourrés de manjar (confiture de lait, en gros du lait concentré sucré, resucré, trop c'es trop). Là, c'est de la patisserie normale, comme on dit en Lorraine, de cheu nous. Depuis Septembre 2007, Philippe Lago a ouvert une boulangerie qui s'appelle "le croissant de lune". Il est situé au 101B de la rue Caracoles, juste à côté d'une des machines bancaires du village. Pour vous, français gâtés :), ça peut ne pas vous impressioner, mais pour moi, ça veut dire beaucoup ( comme disait France Gall :) ). Au menu, que des produits de qualité, du vrai pain, des pains en fait, de plusieurs types, des croissants au beurre, des escargots aux raisins. Il a aussi un petit salon de thé. Quand je l'ai découvert ça faisait 5 ans que je n'avais pas mangé de croissants qui aient le goût de croissants. Pas faute d'avoir essayé, mais toutes les copies chiliennes n'avaient rien à voir, sauf la forme. Ah, la vie dans le désert devient plus douce... On souhaite vraiment beaucoup de succès à Philippe. (On, parce que ma chilienne d'épouse est une traitre à sa nation, et préfère les bons produits français...). Bon, manque quand même un maître fromager, un internet rapide, et San Pedro sera le paradis sur Terre.
Internet :
Il y a plusieurs cafés internet, mais hélas pour l'instant, toujours avec des connexions par modem très lentes, sauf près de la place, chez Entel et plus récemment à l'Apacheta, à l'autre coin de la même place. Celà fait des années qu'on attend l'adsl ici, mais il va être installé dans 3 mois... chaque 3 mois.
Agences et guides :
Depuis que nous sommes ici, nous avons vu pas mal d'agences ouvrir puis fermer. Il y a de tout à San Pedro, depuis de bonnes agences à des gens qui confondent tour et transport. Il faut aussi savoir si vous voulez un guide, en français, ou en anglais, ou en espagnol. Souvent les différences de prix pour un tour de bonne qualité ne sont pas si elevés (on se fait souvent avoir parce que le tour est 2000 pesos plus cher, ce qui ne fait que 3 euros et quelques..., sur que 2000 brouzoufs, ça semble cher...).
Les recommandables normalement les yeux fermés (vous trouverez leur site web sur les sites généraux cités plus haut):
Cosmo Andino
Desert Adventure
Un petit coup de coeur pour Maxim Experience, l'agence de notre ami Saturnino au 174 de la rue Caracoles, juste au dessus de chez nous. Ils font l'effort d'ouvrir des tours dans des endroits où les autres ne vont pas. Le tour au salar de Tara ou encore à la vallée de l'arc en ciel sont vraiment très beaux.
La solution de luxe pour visiter San Pedro consiste à prendre un guide privé. Si ce n'est pas économique pour une personne, pour une famille, ou un petit groupe d'ami, c'est une option à regarder de près.
Vous pouvez aussi louer une voiture ou un 4x4 (utile si vous voulez visiter la plupart des sites d'ici). Compte tenu des distances, je ne recommande pas de voyager en voiture au Chili. On a plus vite fait de prendre le bus et d'y dormir confortablement, et louer une fois sur place, plutôt que de se taper des 1000 bornes de nuit et autres aventures. La plupart des tours offerts par les agences (les grands classiques, genre Vallée de la lune, Geysers du Tatio, lagunes altiplaniques) peuvent se faire seuls avec un 4x4 et une bonne carte. Je suis allé au Tatio plusieurs fois sans problèmes. Au pire, en suivant le flot des minibus qui y montent. Là où il peut y avoir problèmes est si vous êtes fatigués, avez des problèmes avec l'altitude, ou si vous conduisez comme un chauffard.
Il faut quand même réaliser que les sites locaux sont des sites extrêmes, et que la Nature pardonne peu aux inconscients. Dans ce domaine, prendre un tour, c'est tout de même acheter une sécurité. A 4 ou 5000m, il peut se mettre à neiger très vite, et ce qui a commencé comme une ballade sympa peut se transformer en cauchemar. Si vous avez déjà tenté de changer une roue à 5000m, ou de sortir une voiture d'une ornière ou de la neige à ces altitudes, vous me comprendrez. A ces altitudes, vous avez la moitié moins d'oxygène qu'au niveau de la mer, et le moindre effort coûte énormément. Passer une nuit à -20° est aussi une chose difficile. J'ai déjà donné, tout en étant équippé pour l'observation astronomique, et j'ai eu de meilleurs souvenirs. De la même façon, un peu de préparation ne nuit pas. Si vous partez seul, prévenir les carabineros. Avoir deux pneus de secours (à demander au moment de la location dans les grandes agences), vérifier avant de partir que les pneus sont démontables facilement. On trouve souvent des roues bloquées avec une clé pneumatique, et elles sont impossibles à démonter. Encore moins à 5000m. Idem, vérifier le cric, prendre de l'eau, de l'essence, etc... Il y a une pompe à essence Copec à San Pedro, juste derrière l'Hosteria San Pedro.
Dans les visites à ignorer, celle de la mine de Chuquicamata, une des plus grandes mines de cuivres du Chili. Si vous arrivez à la bonne heure, vous voyez une petite vidéo promotionelle, on vous amène au bord de la mine (un très grand trou), vous prenez une photo près d'un camion géant, zou, circulez, rien à voir, une journée de perdue.
Les tours boliviens :
Pour être dans le politiquement correct, la Bolivie est un magnifique pays aussi, mais nettement moins développé que le Chili. Seules les agences boliviennes ont droit de vous vendre des tours pour la Bolivie. Il en existe 4 ou 5 à San Pedro. Partir en Bolivie est un peu partir à l'aventure. Des fois c'est partir beaucoup. Uyuni, sixième ville du pays n'a pas encore de route d'accès goudronnée. Imaginez la ville de Nice en France, mais sans routes. Les 4x4 des agences de San Pedro semblent toujours avoir fait plusieurs fois le tour de la Terre, et ayant fait 3 fois un tour à Uyuni, mon expérience personnelle (donc pas forcèment la votre) est que c'est extrêmement variable. D'une part, vous allez être trois jours avec des gens que vous ne connaissez pas, et une fois je suis tombé sur d'autres touristes pas sympas (je fais toujours dans le politiquement correct). Ils se sont installés sur les meilleurs sièges, juste derrière le chauffeur et n'en n'ont pas décollé de tout le voyage (mais ça, l'agence n'en est pas responsable). Ce n'est pas le cas général, mais ça peut arriver. Une autre fois sur un chauffeur qui n'en a pas décrochée une du voyage (genre si tu n'aimes pas les touristes, change de boulot) et une autre fois, j'ai pris le voyage fin Février, donc à la fin de la saison des pluies, et nous avons pu visiter le lac d'Uyuni (évidemment ces gros futés ne vous disent pas que le salar est inondé, et même vous disent qu'il n'y a pas de problèmes). Comme cette inondation est variable suivant les années, le plus simple est d'aller demander aux touristes qui reviennent d'un tour comment était le salar. Les trois fois néanmoins j'ai été enchanté par ce tour, c'est vraiment très très beau. Dans l'ensemble ça se passe bien, mais plusieurs personnes m'ont raconté des cauchemars, lié à l'état des routes, à l'état des voitures, à l'état des passagers (disons que faire tout un tour en vomissant sans arrêt, surtout le premier jour en fait, c'est pas cool, vive l'altitude). Je ne peux que rejoindre l'analyse du Guide du Routard qui dit que Colque est la moins pire des agences boliviennes de San Pedro. Ils sont souvent à plusieurs véhicules en même temps, ce qui permet de s'entraider en cas de problèmes mécaniques. Bon j'ai aussi vu les chauffeurs faire la course. Ils sont joueurs. Avec ma vie aussi. Les agences plus petites, notamment à la saison basse se refilent souvent les passagers de façon à remplir le Landcruiser. Donc vous achetez à quelqu'un et c'est quelqu'un d'autre qui vous emmène. Vérifiez bien également qu'on vous vend bien un aller retour si c'est ce que vous voulez, sinon vous êtes bon pour repayer à Uyuni pour pouvoir revenir au Chili. On ne pourrait que souhaiter un tour un peu plus cher, mais avec des chauffeurs guides parlant au moins l'anglais, une meileure nourriture et moins de gens dans le Landcruiser. Les sandwichs thon mayonnaise tomate, ouaip, mais bon... Idem en hiver (Juillet Août), surprise surprise, venez avec un bon gros sac de couchage, les couchages étant souvent dans des pièces assez mal isolées, et les températures pouvant être assez basses (genre température négative dans la chambre au petit matin). Et sans eau chaude pour se laver (ce n'est pas le cas général, mais ça m'était arrivé) et pas d'électricité non plus. Je m'étais fait avoir une fois, et les fois suivantes j'étais venu aussi avec mon matériel de Mc Gyver (petit testeur et tournevis) de façon à rebrancher les prises électriques des dortoirs de façon à avoir de l'électricité pour recharger les accus de mon appareil photo. Comme je vivais déjà au Chili, j'avais aussi amené une couverture électrique. Faut pas mollir. Ceci étant, ce sont des paysages magiques.
Il semble que nos souhaits aient été entendus, et Colque est en train d'investir dans des hotels de meilleure qualité, un hotel avec vue sur le salar à Uyuni, et donc il y aura certainement des nouvelles pour 2008.
Dans la mesure où la demande reste faible, n'hésitez pas à me demander des renseignements supplémentaires. Je ne m'engage pas à répondre systématiquement (mon travail c'est l'astronomie, pas agence de voyage ), mais si j'ai le temps je me ferais un plaisir de vous répondre.